oedipe chez l'enfant

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

oedipe chez l'enfant

Message  tima le Sam 24 Avr - 11:34

L’œdipe chez la fille
Paradoxalement, la toute petite fille, comme un garçon, désire posséder sa mère et être tout pour elle. Pleinement comblée par ses sensations corporelles, elle se sent toute-puissante… jusqu’à ce qu’elle découvre, vers 4 ans, que le petit garçon a un pénis. Commence alors une période pénible pendant laquelle la fillette s’imagine inachevée et envie le pouvoir attribué à l’organe pénien. Quelqu’un lui a menti sur sa valeur réelle, et elle pense que ce quelqu’un est sa mère. Ainsi prend fin la grande idylle avec maman !

Pour réparer son image d’elle-même, la fille se tourne vers son père. D’abord pour essayer d’être aussi forte que lui. Ce qui est bien sûr impossible. Puis, en espérant être désirée par lui : « Je vais me marier avec papa. » Il s’agit évidemment d’un fantasme inconscient : elle ne sait pas clairement ce qu’il désire et ne veut surtout pas passer réellement à l’acte. Pour la première fois, elle adopte une position féminine.

Simultanément, la mère est un idéal – la fille admire sa féminité – et une rivale. Afin d’accéder à la féminité adulte, la fille va elle aussi renoncer à ses fantasmes infantiles incestueux. Pour garder quand même son père en elle, elle va prendre modèle sur lui et intégrer ses valeurs.
avatar
tima
Loquace
Loquace

Féminin
Nombre de messages : 78
Date d'inscription : 06/12/2007

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

suite

Message  tima le Sam 24 Avr - 11:37

L’œdipe chez le garçon
Titillé par ses excitations péniennes, le petit garçon est pris du désir d’aller vers le corps des parents, de le saisir, voire de le maltraiter. Posséder sa mère est son principal fantasme. Les attitudes autoritaires, exhibitionnistes ou voyeuristes (faire le clown, être grossier, jouer au docteur, au papa, etc.) qu’il adopte sont autant d’expressions détournées de ce désir. Il s’amuse également à séduire les êtres aimés, en une attitude érotique teintée de féminité. Le fantasme œdipien le plus connu est celui de « tuer le père » – le tiers – qui s’interpose entre lui et sa mère, et lui interdit de faire tout ce qu’il veut. On a tendance à l’oublier, mais l’œdipe est aussi une vaste lutte père-fils durant laquelle ce dernier tente de s’affirmer.

Ses désirs finissent par culpabiliser l’enfant, alors en proie à une angoisse inconsciente appelée par Freud « l’angoisse de castration ». Elle se traduit en général par des cauchemars et des phobies transitoires. Toutefois, elle fonctionne aussi comme un interdit qui libère le garçon de ses fantasmes incestueux.
avatar
tima
Loquace
Loquace

Féminin
Nombre de messages : 78
Date d'inscription : 06/12/2007

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: oedipe chez l'enfant

Message  Espoir65 le Mer 28 Avr - 16:19

Tres interessants ces extraits Tima. Est-ce que vous avez deja constate cette phase chez vos enfants? et comment faut-il reagir (tima tu as peut-etre des extraits sur comment y faire face, car le parent "oedipien" est souvent flatte par cette situation et prefere l'entretenir du moins il n'y voit aucun mal et n'aide pas l'enfant et l'autre parent a traverser cette phase.
avatar
Espoir65
Hors catégorie !
Hors catégorie !

Nombre de messages : 2440
Localisation : Athenes, Grece
Date d'inscription : 20/03/2006

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: oedipe chez l'enfant

Message  Elise le Mer 28 Avr - 23:44

Moi, ces machins freudiens, je les ressens un peu comme l'astrologie...

"la fillette s’imagine inachevée et envie le pouvoir attribué à l’organe pénien. Quelqu’un lui a menti sur sa valeur réelle, et elle pense que ce quelqu’un est sa mère. Ainsi prend fin la grande idylle avec maman !" >>> Question Question Question

Franchement Suspect
avatar
Elise
Hors catégorie !
Hors catégorie !

Féminin
Nombre de messages : 1070
Age : 42
Date d'inscription : 23/04/2006

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: oedipe chez l'enfant

Message  gagatte le Jeu 29 Avr - 1:08

J'ai parfois un peu du mal aussi avec Freud au pied de la lettre...

"jusqu’à ce qu’elle découvre, vers 4 ans, que le petit garçon a un pénis. Commence alors une période pénible pendant laquelle la fillette s’imagine inachevée et envie le pouvoir attribué à l’organe pénien"
Sur le manque de penis des filles, ma nenette est tellement fiere d'avoir une zezette comme maman, je ne vois pas...
L'angoisse de la castration chez mon fils j'ai beau chercher, je ne trouve aucun manifestation pour le moment.

Apres, je trouve aussi que les preferences plus marquees a certains moments pour l'un ou l'autre parent, cela joue parfois sur bien d'autres choses que le sexe du parent. Mais tu as raison espoir, il faut etre tres vigilant quand cela arrive de faire en sorte de redonner sa place a l'autre, de lui laisser en tout cas, meme si c'est flatteur d'etre l'objet de toutes les attentions.

Grand sujet que celui-la study

gagatte
Hors catégorie !
Hors catégorie !

Nombre de messages : 1032
Date d'inscription : 08/01/2009

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: oedipe chez l'enfant

Message  tima le Ven 30 Avr - 3:34

Comment savoir que notre enfant est dans son complexe d'Œdipe?
Parents : Documentation : Psychologie : Comment savoir que notre enfant est dans son complexe d'Œdipe?
Suzanne Vallières

Cette phase d’identification sexuelle se manifeste par des comportements généralement assez évidents.
Exemples
• Amélie aime très fort son papa, au point de toujours faire appel à lui, au détriment de la mère. («Non, pas toi, je veux que ce soit Papa!»)
• Jonathan ne cesse de donner des câlins ou des bisous à sa mère et supporte difficilement de voir son père en faire autant.
• Léa se «déguise» en portant les vêtements ou le maquillage de maman (pour séduire son père): «Papa, est-ce que tu me trouves belle dans ma robe?»
• Raphaël veut embrasser sa mère sur la bouche.
• Chloé cherche à séparer ses parents quand ils se donnent des câlins ou quand ils se collent un peu trop (jalousie).
• Les enfants lancent des phrases telles que: «Quand je serai grande, je vais me marier avec Papa», «C’est moi qui aime Maman!», «Non, pas toi! Je veux juste jouer avec Maman!».
• Les enfants cherchent à entrer dans l’intimité sexuelle des parents (par exemple, en pénétrant sans frapper dans leur chambre ou en se glissant dans leur lit à la moindre occasion).
• À la table, Christophe veut prendre la place normalement désignée au père (surtout en son absence!).
• Antoine éprouve de la joie quand son père est absent (parce qu’il se retrouve «en exclusivité» avec sa mère).
• Stéphanie fait du charme à son papa, veut attirer son attention et cherche toutes les occasions de se blottir dans ses bras ou se faire prendre, e


Est-ce une phase normale chez tous les enfants?
Si votre enfant a un ou plusieurs des comportements mentionnés précédemment, il ne faut surtout pas s’inquiéter puisque c’est simplement l’indication d’une saine évolution de sa personnalité. Il est passé à une autre étape de sa vie et ressent maintenant le besoin de découvrir sa sexualité. Il s’agit d’une étape essentielle dans le développement de l’identité sexuelle de l’enfant.
Bien que tous les enfants passent par cette étape dans leur vie, celle-ci est vécue bien différemment d’un enfant à l’autre. Pour certains, elle passera presque inaperçue alors que pour d’autres, elle sera très intense. Une manifestation évidente et franche va se traduire par des comportements qui peuvent parfois être dérangeants pour les parents ou nous mettre mal à l’aise (vouloir embrasser maman sur la bouche, vouloir se coller trop intimement sur maman ou papa…). Ces comportements nécessitent alors une intervention soutenue de notre part.
Comment doit-on réagir?
L’enfant qui vit son complexe d’Œdipe est en recherche de son identité sexuelle et les parents sont les principaux guides dans cette quête. Certains comportements nécessiteront une intervention des parents afin de l’aider à bien comprendre que certains gestes ne se font pas entre parent et enfant et l’aider à faire la distinction entre l’amour qu’on lui porte et l’amour mari-femme (entre adultes).
Il ne faut surtout pas encourager ces comportements (même si c’est parfois flatteur pour maman ou papa?!). Les parents doivent plutôt saisir ces occasions afin de remettre les choses en perspective, corriger ou reformuler les sentiments que l’enfant éprouve envers eux. Cette correction doit évidemment être faite avec délicatesse (sans gronder l’enfant), pour ne pas qu’il se sente soudainement rejeté ou coupable. C’est une question de jugement et de bon dosage. Il faut reconnaître l’amour que notre enfant nous porte, mais ne pas donner l’impression que cette forme d’amour est possible. «Je le sais que tu veux être mon amoureux mon petit cœur, moi aussi je t’aime beaucoup mais tu sais que mon amoureux, c’est Papa»). Cette distinction devra être comprise par l’enfant, cela fait partie de son apprentissage.

Accepter la frustration
Comment réagir face à cela et aider votre enfant à passer cette période sans trop de problèmes ? C'est en le cadrant, en étant clair dans vos attitudes et comportements, que vous amènerez progressivement votre enfant à maîtriser ses désirs, à accepter la frustration. Si tout se passe bien, vous verrez qu'il finira par renoncer à son premier désir, et déplacera son amour sur une autre figure de référence.
Cet épisode a un rôle fondamental dans la constitution de sa personnalité. Essayez de ne pas blesser votre enfant et posez-lui des limites claires en restant attaché à votre position de parent. Cela déterminera plus tard sa capacité à s'investir dans une relation affective et amoureuse. Si votre fille commence à vouloir ressembler à sa mère, et si votre fils fait pareil avec son père, c'est bon signe. Cela marque la fin de cette période, et l'entrée dans "l'âge de raison".
C'est à cet âge que votre enfant commence à se tourner vers le monde extérieur, à se socialiser et à focaliser son attention non plus sur ses désirs mais plus sur ses acquisitions scolaires et intellectuelles en général. Il entre alors dans une phase plus calme, plus sereine.
Dites-vous que si cette étape s'est passée sans trop de difficultés, c'est que votre enfant a intégré les acquis fondamentaux : ceux qui fonderont sa personnalité et son équilibre dans le futur.

Pistes d’intervention
• Ne pas réagir avec sévérité ou gronder notre enfant afin d’éviter qu’il se sente coupable, rejeté ou inhibé.
• Toujours intervenir. Ne pas être indifférent face à ces gestes ou paroles. Ne pas non plus les banaliser (en rire ou trouver ça tout simplement cocasse!).
• Expliquer les comportements reprochés avec délicatesse mais de façon constante. Il faut simplement que les parents lui fassent sentir qu’il y a des gestes qui ne se font pas entre parent et enfant: «Si tu veux me faire un câlin, c’est comme ça…», «Si tu veux me donner des becs, c’est sur la joue ou le front. Les becs sur la bouche sont réservés à Papa.» «Non ma grande, on ne s’assoit pas en califourchon sur Papa.»
• Expliquer à l’enfant qu’il ne pourra jamais se marier avec son père ou sa mère et qu’un jour, il trouvera lui aussi une personne qu’il aimera et avec qui il pourra se marier.
• Reformuler ses propos clairement: «Mais non, tu n’es pas mon amoureux. Tu le sais que je t’aime, mais mon amoureux, c’est ton père.»
• Dans le cas où il cherche à vous séparer lors de vos câlins ou qu’il exprime de la jalousie, lui expliquer que ce n’est pas une bonne idée, que c’est normal que papa et maman s’aiment et que ça ne les empêche pas de l’aimer lui aussi (mais différemment).
• Dans le cas de marques d’affection trop «intimes» de votre enfant, lui expliquer qu’on ne fait pas cela et que c’est réservé aux amoureux.
• Ne pas laisser l’enfant entrer dans des rôles de remplacement du père ou de la mère, surtout quand ces derniers sont absents (exemple: Le fils se glisse dans le lit chaque fois que papa est absent ou veut prendre sa place à la table). Ne pas hésiter à lui rappeler la présence du père: «Papa ne serait pas d’accord pour que tu dormes à sa place», «Je ne suis pas sûr que Maman aimerait que tu fouilles dans ses vêtements ou son maquillage en son absence»…
Il faut donc que les parents soient attentifs et interviennent en tout temps, mais avec délicatesse. Il faut se rappeler que ces enfants sont dans une période d’apprentissage et ils expérimentent ces nouvelles notions reliées à l’amour et la sexualité. Progressivement, ils comprendront les messages envoyés et commenceront à faire la distinction qui s’impose, ce qui est un bon cheminement dans la recherche de leur identité sexuelle.

Les psy-trucs
1. Comprendre que le complexe d’Œdipe (et les comportements qui s’y rattachent) est une phase normale du développement de l’identité sexuelle de notre enfant entre 3 et 6 ans.
2. Il ne faut surtout pas laisser faire ou encourager ces comportements (même si c’est parfois flatteur pour papa ou maman!).
3. Il est important d’aider notre enfant à faire la distinction entre l’amour qu’on leur porte et l’amour qui existe entre adultes.
4. Ne pas intervenir avec sévérité (ne pas gronder ou punir) afin d’éviter que l’enfant se sente coupable, rejeté ou inhibé: Il est en phase d’apprentissage après tout!
5. Expliquer tendrement et délicatement les gestes reprochés. Il faut simplement faire sentir à l’enfant qu’il y a des gestes qui ne se font pas entre parent et enfant.
avatar
tima
Loquace
Loquace

Féminin
Nombre de messages : 78
Date d'inscription : 06/12/2007

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: oedipe chez l'enfant

Message  tima le Ven 30 Avr - 4:08

Selon Freud, un complexe d’œdipe qui n’a pas été supprimé peut être à l’origine de troubles psychiques chez un homme adulte et parfois aussi chez les femmes.

Chez la fille, le complexe d'Oedipe ne disparaît jamais tout à fait et ses effets se feront sentir dans toute sa vie de femme. L'enfant Oedipien (enfant imaginaire) est un fantasme qui restera très longtemps chez elle. La sortie de l'Oedipe demeure en effet problématique, risquant de plonger la fille soit dans une revendication infinie d'amoureuse blessée, soit dans un renoncement mortifère ou encore de la renvoyer à ses premiers amours pour la mère.

On notera que pour le garçon, l'angoisse de castration le conduit à mettre fin au complexe d'Oedipe. Il constitue donc en quelque sorte, un point d'aboutissement. Chez la fille au contraire, l'angoisse de castration constitue une sorte de point de départ.


Nota : On appelle angoisse de castration tout ce qui est de l'ordre du manque (accès au dossier "angoisse").
avatar
tima
Loquace
Loquace

Féminin
Nombre de messages : 78
Date d'inscription : 06/12/2007

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: oedipe chez l'enfant

Message  bounty le Ven 30 Avr - 14:53

je ne sais pas comment cela s'est passe avec vos enfants pour ceux qui ont adoptes "grands" mais nous had nous a fait un complexe d'oedipe vitesse grand V mais +++ en intensite quelques mois apres son arrivee donc entre ses 6 et 7 ans. ce fut assez bref (6 mois tout au plus) mais assez marque.
Vincent lui a parcouru cette periode plus a son rythme mais il etait arrive plus jeune.
avatar
bounty
Hors catégorie !
Hors catégorie !

Féminin
Nombre de messages : 1138
Age : 48
Localisation : ancenis (44)
Date d'inscription : 30/03/2006

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: oedipe chez l'enfant

Message  saskia le Sam 1 Mai - 9:56

le temps.
Je vaid prendre mon temps pour lire tout ca, car pour l'instant je capte rien de tout....
avatar
saskia
Hors catégorie !
Hors catégorie !

Féminin
Nombre de messages : 3645
Age : 52
Localisation : Allier (03) 06 60 23 28 14
Date d'inscription : 15/10/2007

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: oedipe chez l'enfant

Message  Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum